Les Expositions
Introduction de notre première exposition » Ne meurent que ceux que l’on oublie » – Cette exposition a eu lieu le 12 juin 2023 et a circulé à Bruxelles et en Wallonie avec plus de 5000 visiteurs. Elle est aujourd’hui disponible sur demande.
» Le 12 juin 1943, à l’aube, cinq membres d’un commando issu de
la section IVB3 de la Sipo-Sd de Bruxelles plongèrent dans la nuit de l’oubli toutes les victimes arrêtées ce jour-là à l’Institut Gatti de Gamond. Exécuteurs zélés d’une idéologie génocidaire, ils avaient pour mission d’arrêter des enfants juifs cachés dans ce pensionnat laïque et d’effacer ainsi toute trace d’existence juive au 10 de la rue André Fauchille, à Woluwe-Saint-Pierre.
Le témoignage des rares rescapés de la rafle récolté par Frédéric Dambreville, ainsi que son analyse méticuleuse des documents d’époque, ses recherches dans les archives et son travail d’échanges avec les historiens ont permis de mettre en lumière ce drame bruxellois de la « guerre aux enfants », une tragédie européenne.
Pendant plus de dix ans, parce qu’il vivait sur place, l’auteur a enquêté sur cette rafle d’une vingtaine de personnes, afin d’honorer la mémoire des disparus. Aujourd’hui, le livre « Les Disparus de Gatti de Gamond » nous permet non seulement de mesurer l’ampleur de ce crime, mais aussi de suivre la sombre destinée des familles depuis leurs pays d’origine jusqu’en Belgique, où un accueil suspicieux et souvent hostile leur fut réservé ; cela ne peut que nous interpeller sur notre attitude aujourd’hui à l’égard des migrants ou des réfugiés. Rien, a priori, n’a évolué.
Ce livre a, non pas « ressuscité », mais « redonné vie » à ces enfants et adultes tombés dans le piège nazi et disparus ainsi dans la nuit mémorielle.
La question de la transmission de la mémoire est essentielle. Qui évoquera, se demande-t-on, après la disparition des derniers survivants, l’histoire des « Disparus de Gatti de Gamond » ? Pas de mémorial pour cet « Izieu belge ». Le livre de Frédéric Dambreville en restitue l’ampleur. »
