Frédéric Dambreville

Frédéric Dambreville, passionné par l’histoire et la mémoire,
a consacré plus de dix ans de sa vie à enquêter sur un
événement tragique : la rafle des enfants juifs au pensionnat Gatti de Gamond à Bruxelles, le 12 juin 1943.
Son travail est avant tout une recherche minutieuse visant à honorer les victimes de ce crime de guerre, tout en éclairant l’histoire oubliée de ces événements. En rassemblant des témoignages et des archives, Dambreville a pu retracer le parcours des disparus, leur donner des visages et faire revivre leurs histoires. Son livre, « Les Disparus de Gatti de Gamond »,
est l’aboutissement de cette quête. Mais c’est aussi un appel
à ne pas oublier, une œuvre permettant de mieux comprendre l’impact de la persécution nazie et la lutte contre l’oppression.

« Les Disparus de Gatti de Gamond »
  (Le Livre)

Le livre « Les Disparus de Gatti de Gamond » est le fruit de recherches de terrain,
de rencontres avec des témoins, et d’une enquête dans les archives de l’époque.
En détaillant la rafle des enfants et adultes juifs qui ont été capturés au pensionnat Gatti de Gamond, Frédéric Dambreville nous permet de comprendre l’ampleur
de ce crime et son impact sur les familles de ces victimes. Le livre met en lumière les horreurs de la persécution nazie et l’importance de transmettre cette mémoire aux générations futures. Ce n’est pas qu’un récit historique, mais aussi un acte de résistance contre l’oubli, une déclaration contre l’indifférence. À travers ce livre, l’auteur invite à la réflexion et à l’action pour préserver la mémoire collective et les leçons de l’histoire.

fleuspage2
fleuspage2

Les expositions

  • Ne meurent que ceux que l’on oublie

Cette exposition, née d’une collaboration avec Guy Marchand, a été inaugurée à Molenbeek-Saint-Jean avant de voyager dans différentes villes et communes telles que Woluwe Saint Pierre, Chaumont-Gistoux, Ciney, Uccle, et Gembloux. Elle s’inscrit dans une démarche pérenne et itinérante pour sensibiliser le public à l’histoire de la persécution des enfants juifs durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier ceux victimes de la rafle de Gatti de Gamond en 1943.

À travers des photos poignantes, des documents d’archives et des témoignages, cette exposition met en lumière les visages oubliés de cette tragédie humaine. Elle appelle à la mémoire et à l’action contre l’oubli. Dans cette œuvre de mémoire, l’exposition « Ne meurent que ceux que l’on oublie » s’efforce de rétablir la dignité de ces victimes et de transmettre leur histoire aux générations futures.

En 2024, l’exposition se complétera avec un projet complémentaire, « La Résistance au féminin », qui mettra en valeur le rôle des femmes dans la résistance pendant la guerre. L’objectif est de toucher un large public, de l’élève au citoyen, et de faire vivre l’histoire à travers une approche pédagogique et de transmission.

Le 12 juin 2023, l’exposition a circulé à Bruxelles et en Wallonie, attirant plus de 5000 visiteurs. Elle est disponible sur demande.

  • Les Résistances au féminin

« La Résistance au féminin » fait suite à l’exposition « Ne meurent que ceux que l’on oublie » et s’inscrit dans un projet au long cours ; celui de faire connaître et de transmettre l’histoire des enfants et des adultes de l’Institut Gatti de Gamond, raflés le 12 juin 1943. Elle vise à mettre en lumière le rôle éminent, l’héroïsme de certaines femmes et jeunes filles liées à cet Institut dans la Résistance à l’Occupation allemande.

L’histoire et son enseignement ont longtemps sous-estimé le rôle des femmes dans la Résistance, en négligeant leurs actions ou en les reléguant au second plan. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir rejoint les rangs de la Résistance et à avoir combattu l’occupant. Leur engagement fut même parfois précoce. En effet, certaines femmes prirent part très jeunes à l’action sociale et s’opposèrent au fascisme en solidarité avec les réfugiés espagnols. Quand l’Allemagne nazie occupa la Belgique, elles étaient pour beaucoup déjà en alerte et prêtes à combattre.

Le rôle des femmes dans la Résistance reste, en général, attaché à des fonctions qui leur incombaient traditionnellement : intendance, hébergement, faux papiers, soins, courriers ou agents de liaison, distribution de tracts, travail de secrétariat… Ces tâches, en apparence simples, n’en demeurent pas moins risquées et indispensables au fonctionnement des réseaux. De plus, elles se complétèrent souvent d’un comportement exemplaire dans les camps, comme en témoignent les rares survivantes, à l’image de leurs actions de combattantes parfois armées et dans la traque des collaborateurs, en tant que « femmes libres ». Les enfants juifs, pareillement, comme les adolescents, ne furent pas en reste, qui, transformés en « ennemis de guerre » par la haine raciale, se distinguèrent dans la clandestinité et lors des arrestations ou des interrogatoires, par leur courage et leur aptitude à dissimuler, telle Rachel Tomar, « résistante à douze ans », qui refusa de donner son nom pour sauver sa vie et celle des siens encore vivants… « Mentir c’était survivre » témoigne une ancienne enfant cachée.

A l’Institut Gatti de Gamond, cohabitèrent résistance armée et hébergement de Juifs étrangers. Les portraits présents au sein de l’exposition nous permettent de mieux appréhender la diversité des engagements. Ils nous éclairent sur l’héroïsme et la résistance quotidienne dont ces femmes et jeunes filles, comme beaucoup d’autres, ont fait preuve.

L’exposition se compose d’extraits du livre de Frédéric Dambreville, Les Disparus de Gatti de Gamond (CFC-Editions, avr. 2022) ainsi que des résultats de nouvelles recherches effectuées par l’auteur et Guy Marchand, illustrés par une iconographie variée. Elle reprend également, à destination d’un public jeune, des articles et des planches de BD réalisés par les élèves de 6e primaire de Molenbeek Saint- Jean. Sur chaque panneau, des QR codes permettent d’accéder à des informations complémentaires.

Découvrez les photos de l’exposition

  • Ne meurent que ceux que l’on oublie : la BD

Quelques planches et quelques photos de l’exposition .. 

capture d’écran 2026 04 07 à 16.48.54
capture d’écran 2026 04 07 à 16.49.09
capture d’écran 2026 04 07 à 16.49.31
capture d’écran 2026 04 07 à 16.49.48
capture d’écran 2026 04 07 à 16.56.03
capture d’écran 2026 04 07 à 16.55.45
capture d’écran 2026 04 07 à 16.54.58
capture d’écran 2026 04 07 à 16.55.21